le monastère de Hiéronymites

 

 

 

Le Monastère des Hiéronymites

 

Le Monastère  (en portugais : Mosteiro dos Jerónimos) est un monastère portugais, de style manuélin, témoignage monumental de la richesse des découvertes portugaises à travers le monde.

 

C’est un monument magnifique qui marque l’apogée de l’art portugais à l’époque des Découvertes

 

Qu’est ce que l’art manuelien. Le style manuélin se caractérise par une abondance de motifs décoratifs sur les édifices religieux et monuments de l'époque. Il constitue un mélange de style de l'époque, prenant ici au roman, là surtout du gothique flamboyant, là des inspirations mauresques. C'est un mélange d'éléments liés aux découvertes et à la marine portugaises.

Histoire

 

Le 14ème roi du Portugal, Dom Manuel (1469-1521) a voulu que le monastère soit dédié à la Vierge de Belém, là où il y avait une chapelle en l’honneur de cette vierge, et où l’ordre des moines de Christ donnait assistance aux marins.

Cinq ans avant le début des travaux, il avait demandé au Saint-Siège l’autorisation de pouvoir construire un grand monastère à Lisbonne. Les travaux ont débuté en 1501 et ont été achevés un siècle plus tard. L’histoire a retenu les architectes Diogo Boitaca (pour le plan initial et une partie de l’éxécution) et João Castilho, notamment.

Dom Manuel a choisi les moines de l’ordre de San Jeronimo comme occupants du monastère. Leur mission principale était de prier pour son âme et de donner appui à tous ceux qui devraient partir, de la plage de Belém, à la découverte de nouveaux mondes. D’ailleurs, le monastère était financé par les gains liés au commerce.

Le monastère, construit sur un terrain sableux, n’a pas souffert lors du tremblement de terre de 1755, mais par contre il a été très maltraité et pillé par les troupes de Napoléon Bonaparte au début du XIXe siècle. Ceci a d’ailleurs donné lieu à des interventions architectoniques et des travaux de restauration, qui lui ont donné sa forme actuelle

Aujourd’hui appelé « joyau » de l’architecture Manuelina, il intègre des éléments de la fin du gothique et de la Renaissance, auxquels se sont associés des symboles religieux et naturalistes.

Sur l'emplacement d'un ermitage fondé par Henri le Navigateur, le roi Manuel Ier entreprit en 1502, un peu après le retour de Vasco de Gama de son premier voyage en Inde, de bâtir un magnifique monastère destiné aux religieux de l'ordre des hiéronymites. Il a été en grande partie financé par les profits du commerce d'épices et aux richesses rapportées des grands voyages de découverte portugais du XVIe siècle.

Le monastère constitue l'œuvre architecturale la plus aboutie du style manuélin. Bénéficiant de l'afflux de richesses à Lisbonne, les architectes purent se lancer dans une œuvre de grande envergure. Diogo Boitaca fut le premier architecte du chantier et adopta dès 1502 le style gothique. Mais à partir de 1517, ses successeurs modifièrent ce style et y ajoutèrent l'appareil ornemental caractéristique du style manuélin où se retrouvent diverses influences. João de Castilho, d'origine espagnole, donna à la décoration une tournure plateresque; Nicolas Chantereine mit en relief les thèmes de la renaissance; enfin, Diogo de Torralva et Jérôme de Rouen apportèrent une note de classicisme.

Il a échappé au séisme de 1755 qui a ravagé Lisbonne mais a été endommagé par les troupes napoléoniennes venues de France qui ont envahi le Portugal au début du XIXe siècle. En 1834, avec l'expulsion de l'Ordre religieux des hiéronymites, l'église Sainte-Marie des hiéronymites (Santa-Maria de Jerónimos) est devenu une église paroissiale pour les habitants de la paroisse de Sainte-Marie de Belém (Santa Maria de Belém).

Des bâtiments ajoutés au milieu du XIXe siècle à l'ouest du clocher affectent quelque peu l'harmonie architecturale de l'ensemble qui étaient jusque là respectée. On y a installé les musées de la marine et de l'archéologie.

Classé monument historique en 1907, le monastère est inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO en 1983. Le 13 décembre 2007, les chefs d'État ou de gouvernement de l'Union européenne s'y réunirent pour signer un nouveau traité constitutionnel appelé traité de Lisbonne.

Le cloitre

 

 

Le cloître possède une richesse sculpturale impressionnante. De forme carrée de 55 mètres de côté, il comprend deux étages. L'étage inférieur, construit par Diogo Boitaca, est percé de larges arcades dont les remplages prennent appui sur de fines colonnettes dont la décoration s'inspire du gothique finissant et de la Renaissance. L'étage supérieur, construit par João de Castilho, a un style moins exubérant. Dans un couloir du cloître se trouve depuis 1985 le tombeau de Fernando Pessoa.

 

La salle capitulaire du cloître abrite aujourd'hui le tombeau de l'écrivain Alexandre Herculano. La sacristie et le réfectoire des moines sont recouverts de voûtes à liernes et tiercerons.

 

 

D’une surface de plus de 3000 mètres carrés, il est encore plus impressionnant que l’église abbatiale. Datant du XVIème siècle, on y accède par le portail ouest de l’église. La cour du cloître est immense et ses colonnette et gargouilles extrêmement ouvragées.

 

Il comprend deux étages, ce qui est peu commun. De la galerie supérieure on apprécie encore mieux la démesure et la finesse de l’ensemble architectural de la cour et des galeries. L’écrivain Fernando Pessoa est enterré dans une des galeries du cloître. Les bras du transept accueillent plusieurs tombeaux royaux.

 

L église Santa Maria :

De style gothique manuélin, elle préfigure le baroque portugais. La façade et le portail sud sont particulièrement ouvragés. Une statue d’Henri le Navigateur orne ce portail. Le tympan évoque la vie de Saint-Jérôme.

La nef, spacieuse, étonne par ses fines colonnes sculptées et le style manuélin de sa voûte. Le navigateur Vasco de Gamma et le poète Luis Camões reposent dans le vestibule.

 

 

 

 

La voute nervurée et les colonnes sculptées de la nef

 

Dans ce lieu dorment pour l’éternité le roi Dom Manuel et sa descendance, le roi Dom João III (1502-1557) et son épouse Dona Catarina, le cardinal Dom Henrique I, Dom Sebastião (symboliquement puisqu’il a disparu lors de la bataille d’Al Karz Al Kebir, dans une petite bourgade nommée Suaken au Maroc).

Le portail latéral sud, œuvre de Diogo Boitaca et João de Castilho, présente un foisonnement de gâbles, de pinacles et de niches accueillant des statues. Il est couronné par un dais surmonté de la croix des chevaliers du Christ. Le trumeau est orné de la statue d'Henri le Navigateur et le tympan est décoré de bas-reliefs se rapportant à la vie de Saint-Jérôme.

Le portail ouest, œuvre de Nicolas Chanterène, permet d'accéder au cloitre du monastère. Il est orné de très belles statues, notamment celles de Manuel Ier et de sa seconde épouse Marie d'Aragon. Au-dessus du portail se trouve les scènes de l'Annonciation, de la Nativité et de l'Adoration des Mages. Aujourd'hui le portail ouest est abrité par un porche construit au XIXe siècle.

L'intérieur de la nef de l'église surprend par le raffinement et la virtuosité de sa voûte. La décoration des piliers et de la voûte sont de João de Castilho, dans le pure style manuélin. A l'entrée de l'église, on peut voir les tombeaux de Vasco de Gama (sculpté de cordages, de sphères armillaires et autres emblèmes marins, il est de style manuélin2) et de Camoens. Les bras du transept de style baroque ont été érigés par Jérôme de Rouen, fils de Jean de Rouen et renferment plusieurs tombeaux royaux. Dans le chœur reconstruit à l'époque classique, on découvre un tabernacle en argent du XVIIe siècle, de l'orfèvre portugais João de Sousa (1674-1678), offert par le roi Alphonse VI en remerciements pour sa victoire dans la Bataille de Montes Claros (17 juin 1665) face au royaume d'Espagne, et aussi plusieurs tombeaux royaux.

Nécropole royale de l'église

Puis, Vasco da Gama, le poète Luis Vaz de Camões, l’historien Alexandre Herculano, et le poète Fernando Pessoa, dont le corps a été transféré du Cimetière des Plaisirs, à Lisbonne, au monastère, en 1985, lors du 100ième anniversaire de sa naissance.

 

Depuis 1984, l’Unesco a classé le monastère parmi les monuments constituant le   »Patrimoine Culturel de l’Humanité ».

 

Portugal’s 14th king, Dom Manuel (1469-1521), wished that the monastery be dedicated to the Virgin of Belém and situated exactly where was a chapel honouring that virgin, and where the order of the monks of the Christ were giving assistance to the sailors.

 

 

Toute proche, l'élégante tour de Belem, construite pour commémorer l'expédition de Vasco de Gama, rappelle les grandes découvertes maritimes qui ont jeté les fondements du monde moderne.

 

 

 

 

 

dimanche 26 mai 2013 16:27


la naissance de vénus

La naissance de Vénus, Botticelli

 

 

 

Présentation de l’œuvre :

Ce Tableau peint en 1485 par Sandro Botticelli est aujourd’hui conservé aux offices de Florence (Italie).

Cette peinture est une huile sur toile qui mesure 172,5 cm × 278,5 cm et dont le genre est un portrait allégorique.

Le courant artistique de cette toile est la Renaissance Italienne (époque de Laurent de Médicis), courant fortement influencé par l’Antiquité. Lors de sa présentation ce tableau a provoqué un grand scandale. A cette époque peindre une femme nue était impensable. Cette toile a longtemps été mise de côté pour cette raison.

 

L’auteur :

Sandro BOTTICELLI  de son vrai nom Sandro di Mariano Filippepi (1445-1510) est un peintre dessinateur et graveur Italien, il était surnommé « le petit tonneau alias « boticello ». Très bien vu par les Médicis, il a toujours vécu à la cour Florentine.

 

 

Le Thème :

Botticelli peint ici la déesse de la beauté Vénus (Aphrodite en grec) qui comme le veut la légende est née de la mer.

Vénus sort de l’eau sur une coquille conduite sur le rivage par le dieu du vent au milieu d’une pluie de roses.

 

 

 

 

Description de l’œuvre :

 

 

 

Au tout premier plan, on voit une étendue d’eau, des vagues un rivage sombre des arbres et des fleurs.

 

L’œuvre est organisée en trois groupes de personnages.

 

 

A gauche, on discerne un personnage masculin, il a les joues gonflées. Dans ses bras il y a un personnage féminin à la couleur de cheveux blond vénitien. Autour de lui volent des roses.

 

 

A droite de la toile, on voit une femme et elle a aussi la couleur de cheveux blond vénitien. Cette femme tient un manteau rouge avec des fleurs.

 

 

 

Au centre de la toile il y a un coquillage. Il y a une femme qui se trouve dessus, très belle. Elle est nue !!!!! Elle se cache avec ses cheveux et sa main gauche. Elle a aussi tout comme les deux autres femmes les cheveux de couleur blond vénitien. Ses cheveux sont ondulés et très longs, légèrement noués. Elle est debout posée sur sa jambe gauche. Il y a une distance égale entre ses  mamelons son nombril et son pubis. Son visage n’a pas vraiment d’expression : il ne sourit pas, mais il ne pleure pas non plus. Sa couleur de peau est blanche voire pâle.

 

 Interprétation et connotation  de l’œuvre :

Vénus (ou Aphrodite) au centre de la toile, déesse de la beauté était célébrée en Grèce et spécialement en Crète. Elle est le symbole de la beauté et de la fécondité.

L’étendue d’eau  et la terre qu’il y a à côté correspondent à l’île de Chypre.

Le personnage masculin à gauche de la toile, qui a les joues gonflées est Zéphyr, dieu du vent d’ouest dans la mythologie grecque.

Le personnage féminin qu’il tient dans ses avec des cheveux de couleur blond Vénitien est Chloris son épouse (ou Flore déesse des fleurs).

La femme sur la droite du tableau est certainement Nymphe, Heure ou Grâce. Le coquillage où il y a la femme de couleur de cheveux Blond Vénitien est une Coquille Saint Jaques qui évoque l’eau où elle se forme.

C’est la première fois que l’on représente une femme nue depuis l’Antiquité.

On retrouve dans cette œuvre les 4 éléments : l’eau, le feu (de l’amour) la terre et l’air (souffle de Zéphyr) .

Les proportions forment un triangle isocèle.    

 

 

Mon avis sur l’œuvre :

 

Ce tableau m’impressionne beaucoup par les talents du peintre, sa manière de représenter exactement ce qu’il voulait.

Il se dégage une grande douceur qui symbolise l’amour et la paix.

Il faut avoir beaucoup d’imagination pour créer une telle œuvre artistique.

S’il a fait polémique à son époque c’est qu’il a révolutionné l’histoire de la peinture.

dimanche 26 mai 2013 16:24


alain resnais

Nuit et Brouillard

Alain Resnais

 

 

 

« Toute la force du film réside dans le ton adopté par les auteurs: une douceur terrifiante; on sort de là ravagé, confus et pas très content de soi.»

François Truffaut

 

 

 

Présentation générale de l’œuvre :

Film d’Alain Resnais de 1955 sur la déportation.

C’est une commande du Comité d'histoire de la Deuxième Guerre mondiale, un organisme gouvernemental fondé en 1951, dont la fonction était de rassembler de la documentation et de poursuivre des recherches historiques sur la période de l'occupation de la France en 1940-1945.


D'une durée de trente-deux minutes, le film est un mélange d'archives en noir et blanc et d'images tournées en couleur.

Le texte, écrit par Jean Cayrol, est dit par Michel Bouquet.

Le film tire son titre du nom donné aux déportés aux camps de concentration par les Nazis les NN Natch und Nebel.

 

 

 

  

 

 

 

 

 

 

L’auteur : Alain Resnais

Alain Resnais est un réalisateur français, également scénariste et monteur, né le 3 juin 1922 à Vannes (Morbihan).

Réalisateur d'Hiroshima mon amour (1959) et de L'Année dernière à Marienbad (1961), deux dates dans l'histoire du cinéma, Alain Resnais est rapidement considéré comme l'un des grands représentants du Nouveau cinéma

On retrouve, le long de son œuvre, un grand nombre de thèmes tels l'histoire, la mémoire, l'engagement politique, l'intimité, la réalité de l'esprit, le rêve, le conditionnement socio-culturel, la mort, la mélancolie et bien sûr l'art.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Description de l’œuvre :

 

 

 

Ce documentaire raconte le génocide dont furent victimes les ennemis du Reich allemand (Juifs, Tziganes, Résistants, homosexuels, handicapés...) et leur lent et atroce calvaire dans les camps de concentration et d'extermination qui portent le triste nom d'Auschwitz-Birkenau, Pithiviers, Dachau... Ce film est composé de photographies et de légers court-métrage (par exemple, l'arrivée de Heinrich Himmler dans un camp). Certaines photos furent prises par des Allemands, mais la majorité ont été prises par les Américains et les Soviétiques, lors de la Libération des camps.

Les déportés notamment beaucoup de juifs viennent de toute l’Europe dominée par l’Allemagne Nazie y compris de la France (rafle du Vel d’Hiv).

 

 

Ils sont transportés en train dans des wagons à bestiaux beaucoup meurent pendant le trajet.

Les déportés sont traités comme des animaux on parle de déshumanisation. Le quotidien dans les camps est très difficile les déportés mal nourris, épuisés, doivent survivre au froid, à la faim, aux maladies, aux mauvais traitements, au travail harassant, beaucoup meurent…

En 1942 Hitler décide la solution finale. Dans les camps d’extermination les chambres à gaz doivent permettre de tuer tous les juifs de manière industrielle. Les fours crématoires doivent faire disparaître leurs corps.

 

Il y aura près de 9 millions de personnes exterminées pendant cette guerre.

 

 

 

   

L'accueil du film à l'époque

Le film est réalisé 10 ans après la fin de la guerre.

Nuit et Brouillard est d’abord un film sur le phénomène des camps tel que les déportés ont pu en rapporter l’expérience.

Jean Cayrol (qui a écrit le commentaire), en était lui-même un rescapé. Le film montre bien les chambres à gaz d’Auschwitz mais gomme la spécificité du génocide juif.

L’œuvre d’Alain Resnais se situe dans cette première période de la mémoire de la déportation, où le choc de l’ouverture des camps est proche mais où l’on distingue encore mal l’ampleur du phénomène.

10 ans après la fin de la guerre, on veut oublier certaines taches de la police française sous l’Occupation, afin de ne pas troubler l’image d’une France unanimement résistante. Nuit et Brouillard perpétuent ce mensonge par omission.  

Le film fut victime de la censure en 1956, car l'on voyait un gendarme français surveiller un camp de concentration.

De même, alors que Nuit et Brouillard devait être présenté au Festival de Cannes, le film est censuré par la Commission de contrôle

C’est un film qui met en garde contre les risques d’une banalisation de l’antisémitisme, du racisme et du totalitarisme.

En trente minutes, l'essentiel est dit : l'horreur du meurtre de masse, la survie et la mort, le temps qui passe et l'enjeu de la mémoire.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mon Avis :

 

 

J’ai choisi cette œuvre artistique, parce qu’il raconte l’histoire de mon pays, même si elle est dure à accepter.

 

Quelquefois insoutenable à regarder, ce film nous apprend beaucoup sur les horreurs de la guerre et le folie humaine.

L’image de la pelleteuse ramassant les corps en décomposition restera à jamais marqué dans ma tête. C’est bien qu’on étudie ça au collège en 3ème pour que de telles atrocités fassent réfléchir et ne se reproduisent plus.

 

Après ce film il faut quand même un certain temps pour retrouver le sourire.

dimanche 26 mai 2013 16:23


Otto dix

« Invalides de Guerre jouant aux cartes »

Otto DIX

 

 

Présentation générale de l’œuvre :

« Invalides de Guerre jouant aux cartes » est un tableau d’Otto DIX peint en 1920.

Ce tableau mesure 1,17m sur 0,87. Huile et collage sur toile aujourd’hui à la Galerie Nationale de Berlin

Cette toile représente une scène de la vie quotidienne : trois personnes jouant aux cartes.

 

 

 

 

 

 

 

L’auteur : Otto DIX

Otto DIX est un peintre dessinateur et un graveur allemand né à Untermhaus Bei Gera en 1891 et mort à Singen en 1969. Il a d’abord été marqué par le romantisme puis par des tendances expressionnistes. Il est profondément bouleversé par la guerre de 14-18 où il a été soldat. La guerre change radicalement le style de ses œuvres. Il participe en 1920-1922 à l’exposition Dada courant qui vise à détruire les normes esthétiques et le langage.

Il y critique violement la société bourgeoise et politique. Entre 1922 et 1929 il adopte une technique réaliste avec des marques d’expressionisme à des fins caricaturales et dramatiques.

 

Autoportrait 1914

Description de l’œuvre :

 

 

Cette scène se passe en 1920 après la première guerre mondiale.

Cette grande toile a fait scandale par sa violence insoutenable mais aussi parce qu’elle dénonce l’absurdité de la guerre.

 

La scène se déroule en Allemagne (on aperçoit des journaux allemands à l’arrière-plan). On voit 3 « Gueules cassées » qui jouent aux cartes.

Les joueurs de carte portent la « Croix de fer » : c’est une décoration qui distinguait les combattants qui avaient eu un comportement héroïque lors du combat.

Les personnages jouent dans une pièce sombre. On voit des couleurs telles que le noir, le marron autour de la scène : le fond est donc sombre.

En haut en gauche un lampadaire ou l’on distingue une tête de mort éclaire la scène.

Les personnages sont mis en évidence par des couleurs plus vives telles que le blanc, le bleu et la couleur de leur peau.

 

 

 

 

Contexte historique :

Au début des années 20, les états n’ont pas peur de montrer la dévastation physique laissée par la guerre, à la fois par fierté et par devoir de mémoire.

La laideur jusque-là cachée par la censure a été récupérée par les discours officiels et les associations d’anciens combattants. Au congrès de Versailles en janvier 19 Clémenceau fait aligner quelques « Gueules cassées » devant les délégués allemands pour montrer les conséquences humaines de la guerre et susciter en eux un sentiment de culpabilité

 

 

1915

 

 

 

 

 

Interprétation de l’œuvre :

Otto DIX refuse cette récupération dramatique et patriotique des traces de la souffrance militaire.

Ces 3 « Gueules cassées »incarnent les conséquences de la guerre.

En l’occurrence celles sur les combattants rescapés mais surtout mutilés. La souffrance n’est pas seulement physique elle est aussi morale.

Ils ont été les témoins de la guerre, ils en souffriront toute leur vie bien que la guerre soit finie et ce n’est pas une simple récompense qui leur fera oublier les années passées sur leur champ de bataille.

Otto DIX choisit alors de montrer les soldats comme des pantins ridicules. Dans « les joueurs de cartes » le décalage entre la banalité de la situation (le jeu) et l’aspect monstrueux des joueurs est frappant (un joueur tient la carte avec son pied).

Le fait qu’un autre porte fièrement la Croix de Fer à sa veste est sans doute une critique du peintre à l’égard d’un nationalisme excessif. Otto DIX dénonce en effet ce comportement de certains anciens combattants qui, au lieu de tirer des leçons de la guerre ressassent des rancœurs et refusent ainsi le pacifisme.

La société allemande a été choquée par ses œuvres car elles ne présentaient pas les soldats allemands en héros.

Les nazis ont censuré ses toiles, les considérant comme un art  «dégénéré».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour aller plus loin:

Souvent les œuvres d’art s’inspirent d’autres œuvres ou se répondent les unes aux autres. Ainsi pour dénoncer les horreurs de la guerre et les discours qui l’entourent Otto DIX choisit de peibndre des jouers de cartes en s’inspirant d’un autre tableau.

En 1890 Paul CEZANNE peintre impressionniste français avait peint ce tableau où 3 hommes s’affrontent calmement autour d’un jeu de cartes. Otto DIX détourne cette peinture sobre et posée : il propose une scène identique et cependant radicalement opposée.

Les deux peintures provoquent des sentiments totalement différents.

 

 

 

 

Mon Avis :

 

J’ai choisi ce tableau parce qu’il illustre l’horreur et l’absurdité de la guerre.

 

On n’a pas besoin de mot on comprend tout de suite les souffrances que ces personnes ont pu endurer.

L’œuvre me fait penser à une caricature souvent plus forte qu’un long texte.

 

Le style par contre m’indispose un peu et me laisse une impression gênante, je n’aimerais pas l’avoir dans ma chambre.

dimanche 26 mai 2013 16:16


Simple Plan

Ce groupe s'appelle Simple Plan, je l'ai découvert grâce a un ami qu'il

m'a dit d'aller voir sur Youtube summer paradise de Simple Plan, j'ai

trouvé ça sympa. Si vous aimé ceci je vous conseille d'aller voir sur

youtube les vidéos des différentes musique de groupe que je trouve

sympatique. Simple Plan est un groupe composé de cinq musiciens

québécois, le groupe n'a pas changé de membre depuis sa création en

1999. Les membres sont : Pierre Bouvier, Sébastien Lefebvre, Jeff

Stinco, David Desrosiers, Chuck Comeau.

Ils annoncent alors la sortie pour février 2008 dans plus

d'une dizaine de pays à travers le monde dont la France, le

Japon, l'Allemagne, puis débutent une tournée promotionnelle

mondiale avant de partir réellement en tournée pour leurs

fans.

Dès sa sortie, l'album Simple Plan se place dans le top 10 des

ventes dans quasiment tous les pays et reçoit le succès

espéré. Une tournée européenne est prévue à partir de fin

février 2008 avec une date à Paris le 24 avril au Bataclan,

complet en à peine 2 jours. Une tournée française se déroule

ensuite à partir de novembre 2008.

Simple Plan a vendu plus de 7 millions d’albums dans le monde.

Simple Plan a reçu un prix, en août 2008, à KARV, l'anti.gala

diffusé sur VRAK.TV.La chanson Generation est utilisée en

tant que chanson-sirène lorsque les Canadiens de Montréal

marquent un but tout au long de la saison 2008-2009 de la

Ligue nationale de hockey, au Centre Bell.

En 2010, Simple Plan fait une apparition à la cérémonie de

fermeture des Jeux olympiques d'hiver de 2010 à Vancouver.

La même année, Simple Plan fait un don de 10 000 dollars pour

aider les victimes du séisme en Haïti.

En mars 2011, le groupe donne une nouvelle fois via sa

fondation 10 000 dollars en aide aux victimes du séisme au

Japon.

 


 


mardi 05 février 2013 14:12


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